Appel
citoyen
« Des solitudes au
ralliement »
Symphonie Grands Lacs — St-Laurent et son
golfe
La Symphonie
Grands Lacs — Saint-Laurent et son golfe cherche à faire
prendre conscience à chacun que nous vivons tous et toutes
en interdépendance sur un même territoire : le
bassin hydrographique des Grands Lacs, du Saint-Laurent et son
golfe. Les 26 et 27 juin 2012, une
quarantaine de participants venus des quatre coins du bassin, de
Chicago aux Îles de la Madeleine, du lac Champlain à
la Basse-Côte-Nord, se sont réunis à
Québec pour un premier rendez-vous citoyen organisé
par le Secrétariat international de l’eau (SIE) et ses
partenaires.
Ce séminaire de travail, qui était
l’aboutissement d’un processus préparatoire
d’un an et demi, a permis d’élaborer des
orientations communes, de définir les conditions d’une
meilleure participation citoyenne dans la gestion
intégrée des ressources en eau, et a mené
à l’adoption de cet Appel citoyen « Des
solitudes au ralliement ».
Le 28 juin
2012, deux représentants du SIE et du Réseau
international des organismes de bassin (RIOB), accompagnés
d’un représentant du Réseau des organisations
de bassin d’Amérique du Nord (ROBAN) ont
été invités à présenter les
premiers résultats de la démarche aux maires de
l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent,
alors réunis à Québec en assemblée
générale annuelle.
Mise en
contexte
Le territoire
Grands Lacs et Saint-Laurent est un bassin d’eau douce et
d’eau salée représentant 20% des
réserves d’eau douce renouvelable de la
planète, dont seul 1% est renouvelé annuellement.
Plusieurs dynamiques hydrologiques interdépendantes y sont
à l’œuvre: celles des eaux souterraines, des
lacs, des rivières, du fleuve et de l’océan
Atlantique.
Les
Premières Nations sont les premiers à avoir
vécu sur le territoire du bassin. Ils y ont exploité,
échangé et développé une relation
très forte à l’eau, de laquelle ils ont acquis
des connaissances et des savoir-faire inspirants.
Aujourd’hui, le bassin abrite 50 millions de
personnes qui dépendent de ses ressources en eau pour leur
qualité de vie. La population se concentre très
majoritairement sur les côtes, bien que le territoire
hydrographique s’étende plusieurs centaines de
kilomètres au-delà des rives.
S’étirant sur environ 3 000
kilomètres et touchant 6 provinces du Canada et 10
états des États-Unis, plusieurs juridictions et
mécanismes de gouvernance s’y juxtaposent. Ce bassin,
telle une mer intérieure, est une artère vitale pour
le transport, le commerce et les communications, ce qui en fait un
centre névralgique de l’économie
nord-américaine.
Les
enjeux
Différentes pressions climatiques,
démographiques et économiques ont des effets
néfastes sur la qualité et la quantité
d’eau dans le bassin ainsi que sur la préservation des
écosystèmes. De même, l’absence de cadre
pour une action concertée entre toutes les parties
prenantes, et plus particulièrement la société
civile, sur l’ensemble du bassin et le faible niveau de
sensibilisation de la population aux problématiques qui le
touchent ont tendance à encourager le syndrome
« pas dans ma cour ».
Nous estimons
que cet ensemble de menaces représente autant
d’opportunités de rappeler que le bassin Grands Lacs-Saint-Laurent et son golfe est notre
cour à tous et nous amènent à plaider pour une
gestion partagée, participative et intégrée du
bassin.
Nous avons donc créé le
néologisme de « Bassinois » et
« Bassinoises » pour souligner notre
appartenance à un même territoire. Ce terme symbolise
notre histoire commune, la richesse de nos échanges
culturels et économiques et notre interdépendance, de
la source jusqu’à (la mer) l’océan. En
tant que Bassinois et Bassinoises, nous avons une
responsabilité individuelle et collective envers
l’avenir du bassin, comme milieu de vie.
L’appel
citoyen
Affirmant que
l’eau est un élément essentiel à la vie
et un bien commun,
Affirmant
notre appartenance territoriale au bassin des Grands Lacs, du
Saint-Laurent et son Golfe, et reconnaissant cet espace dans toutes
ses composantes,
Affirmant que
nos actions sont interdépendantes et ont des effets directs
et indirects cumulatifs depuis l’amont jusqu’à
l’aval,
Affirmant
qu’en tant que gardiens de 20% des réserves
d’eau douce de la planète, nous avons une
responsabilité envers le reste du monde et envers les
générations futures,
Affirmant que
les citoyens doivent être impliqués activement dans
l’élaboration et l’implantation d’une
vision partagée pour le bassin,
Nous en
appelons à tous les Bassinois et Bassinoises pour
qu’ils contribuent à:
Consolider le
sentiment d’appartenance au bassin, au-delà des
frontières politiques et administratives :
·
En adoptant et en diffusant la notion de
bassinois et de bassinoise afin de redéfinir notre
identité en fonction du bassin et de notre histoire commune,
qui s’est bâtie autour d’enjeux politiques,
économiques, sociaux, culturels, environnementaux et
territoriaux diversifiés;
·
En faisant systématiquement
référence au bassin en tenant compte de toutes ses
composantes : les Grands Lacs, le fleuve St-Laurent et son
golfe du St-Laurent, incluant tous les
tributaires et leurs bassins;
·
En créant et en diffusant des
outils de sensibilisation et de conscientisation, tels que le
Passeport bleu, afin de reconnaître le bassin hydrographique
comme l’unité de gestion territoriale naturelle la
plus appropriée.
Favoriser le
partage durable des ressources en eau, en tenant compte de la
vulnérabilité des écosystèmes et des
besoins humains :
·
En assurant un accès équitable
à l’eau potable et à l’assainissement
pour tous en quantité et en qualité suffisantes,
grâce à des infrastructures adaptées et
adéquates, notamment pour les communautés
éloignées;
·
En prévoyant, dans un contexte de
changements climatiques, des plans de gestion adaptatifs et
flexibles afin d’assurer l’intégrité des
écosystèmes et de répondre aux besoins humains
en eau, pour l’ensemble des usages et de façon
durable.
Repenser
l’aménagement du territoire et le développement
économique en considérant leurs impacts sur le
bassin :
·
En instituant un dialogue ouvert et transparent,
découlant d’une volonté d’entente
réelle, entre tous les acteurs concernés : les
usagers économiques et communautaires, les organisations de
la société civile, le milieu académique et les
législateurs;
·
En appuyant les initiatives des villes en faveur
économies vertes: utilisation des énergies
renouvelables, développement des pratiques
d’agriculture urbaine durable, recyclage des eaux
usées et réutilisation des eaux de pluie,
généralisation et/ou labellisation des pratiques
industrielles respectueuses de l’environnement,
etc.
·
En étendant le concept d’aires
protégées à travers un système de parcs
et de corridors naturels sur l’ensemble du bassin, afin de
favoriser le tourisme écoresponsable, la préservation
des paysages et la protection des ressources
naturelles;
·
En intervenant de manière plus
concertée sur la problématique des espèces
exogènes pour l’intégrité des
écosystèmes du bassin.
Faciliter la
création d’une vision commune et concertée,
partagée par tous les acteurs, notamment à travers le
transfert des connaissances et la diffusion des outils de
planification, de gestion et de sensibilisation
existants:
·
En mobilisant les autorités municipales
dans l’ensemble du bassin, des Grands Lacs au golfe du
St-Laurent, afin de créer davantage de cohérence dans
le cadre réglementaire et dans les pratiques de gestion des
ressources à ce niveau;
·
En associant la jeunesse aux initiatives prenant
place sur le bassin pour que les générations futures
soient impliquées dès à présent dans la
gestion intégrée des ressources en eau et du
territoire, et qu’elles intègrent cette notion dans
leur vision de l’avenir pour le bassin;
·
En tenant compte et en intégrant les
connaissances et les savoir-faire des Premières Nations,
ainsi que leurs diverses traditions de gouvernance et de
résolution des conflits;
·
En encourageant la recherche en lien avec les
nouvelles technologies et les pratiques de pointe en matière
de gestion, et en permettant le réseautage et le partage des
connaissances entre les diverses institutions collégiales,
universitaires et de recherche dans le bassin.
Développer, en tant que citoyens, la fonction de
« Sentinelles de l’eau ».
Participants au « Rendez-vous de
Québec » ayant formulé et adopté
l’Appel citoyen
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Allard
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Daniel
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Lanoue
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Roger
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Anctil
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François
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Larivière
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Tania
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Archambault
|
Anne
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Latraverse
|
Pierre
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Boisclair
|
Duane
|
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Linzmeyer
|
Paul
|
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Burton
|
Jean
|
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Poirier
|
Martin
|
|
Cazalis
|
Pierre
|
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Raîche
|
Jean-Paul
|
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Chamard
|
Luce
|
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Reilly
|
Kate
|
|
Chamberland
|
Hubert
|
|
Rioux
|
Claude
|
|
de Swarte
|
Alice
|
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Rosenbatt
|
Sarah
|
|
Delisle
|
Martin
|
|
Schaldembrand
|
Céline
|
|
Durand-Nolett
|
Michel
|
|
Stein
|
Nika
|
|
Enquist
|
Philip
|
|
Strauss
|
Marianne
|
|
Faucher
|
Jean-Robert
|
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Thiboult
|
Antoine
|
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Fourneaux
|
Laurie
|
|
Turcotte
|
Jean-Éric
|
|
Gaborit
|
Étienne
|
|
Turmel
|
Manon
|
|
Gagnon
|
Chantal
|
|
Verville
|
Antoine
|
|
Gauthier
|
Raymond
|
|
Vescovi
|
Luc
|
|
Gauthier
|
Annie
|
|
Vézina
|
André-Anne
|
|
Gros-Louis
|
Steeve
|
|
Welch
|
Melanie
|
|
Guillet
|
François
|
|
White
|
Maggie
|
|
Jost
|
Raymond
|
|
Wild
|
Elizabeth
|
À Québec, le 27 juin
2012.